Après plus d'un an de desserte entre Maurice/Rodrigues, Catovair est toujours en attente de sa nomination, par le gouvernement mauricien, comme deuxième transporteur national, et ainsi obtenir les droits de desservir l'île de la Réunion. Le directeur général de cette compagnie, Guy Le Sann, a souligné sa déception, vendredi dernier, lors de la cérémonie de remise de prix pour le jeu concours de Catovair du mois de septembre dernier. S'il affirme qu'il reste confiant que le gouvernement réagira positivement dans les jours à venir quant à la demande de Catovair, Guy Le Sann a laissé comprendre que la compagnie fermera ses portes au-delà d'un certain délai.
"Cela fait un an que nous attendons que le gouvernement mauricien nous désigne comme second transporteur aérien mauricien. Nous avons des projets mais si Catovair n'obtient pas les droits de trafic aérien, permettant à la compagnie de desservir La Réunion et d'assurer une liaison Réunion/Rodrigues, nous allons devoir fermer la compagnie", a indiqué Guy Le Sann. Profitant de cette remise de prix pour faire un bilan des opérations de Catovair depuis son premier vol en septembre 2005, le directeur de Catovair a fait ressortir que près de 15 000 passagers ont pu bénéficier de cette nouvelle desserte entre Maurice et Rodrigues, à taux préférentiel, soit environ 10% moins cher que le tarif hors promotion proposé par Air Mauritius. Toutefois, le vol hebdomadaire de 18 places de Catovair travaille à perte depuis ces quatorze mois qu'il assure une liaison aérienne entre Maurice et Rodrigues. Dans cette optique, la compagnie de transport aérien souhaite augmenter sa flotte avec un avion de 70 places en vue de réduire ses coûts d'exploitation, et pouvoir offrir une desserte, au moins deux fois par semaine, entre Maurice et l'île Sœur. Mais pour pouvoir opérer, Catovair doit obtenir les droits de trafic aérien, permettant à la compagnie de desservir La Réunion. Droits qui se font longuement attendre, malgré le fait de posséder les certificats de transport aérien garantissant les critères au niveau du matériel et de la sécurité. "Pour desservir sur Rodrigues, nous avions soumis notre demande le 14 août 2005 et deux semaines après, nous avions obtenu les droits de trafic aérien", a rappelé Guy Le Sann. "Il y a un retour extrêmement positif par rapport à notre produit. Être nommé second transporteur national et obtenir ses droits de desserte sur la Réunion optimisera les affaires", a fait comprendre le directeur général de Catovair, ajoutant que dans les jours à venir, sans cette réponse tant attendue, "la compagnie sera obligée de fermer ses portes. Ce n'est pas dans notre intention, mais, l'avenir de la compagnie en dépend".
Malgré la déception de Catovair face à sa longue attente, Guy Le Sann a confié que Catovair a reçu un courrier émanant du ministère des Communications Extérieures, répondant à une lettre de la compagnie envoyée en juin dernier, indiquant que la demande est en cours d'examen. "Je ne peux pas croire que le gouvernement refuse de nous désigner comme second transporteur. Ce serait à l'encontre des discours quotidiens du gouvernement. Nous restons confiants", a indiqué Guy Le Sann, soulignant que cette nomination et les droits de trafic aérien, permettant à la compagnie de desservir La Réunion, Catovair ambitionne de transporter au total 50 000 passagers entre Maurice et Rodrigues, et 50 000 autres entre Maurice et la Réunion, en 2007. Par ailleurs, dans le cadre des célébrations du premier anniversaire de Catovair, la compagnie a procédé à la remise des prix du jeu concours initié en septembre dernier aux passagers de la ligne. Le premier prix, d'une année de billet gratuit entre Maurice et Rodrigues est revenu à M. Topize. Le deuxième prix, de deux billets d'avions Maurice/Rodrigues ainsi que les frais de séjour à l'hôtel Pointe Vénus été remporté par Mme Nusrally alors que le troisième de deux billets d'avion Maurice/Rodrigues prix est allé à M. Chellapermal.
Source: Le week-end, 05 Novembre 2006
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